des nouvelles de Luis Oberto Anselmi

Lors d’un récent conseil territorial, Benoit Chauvin a soulevé la question de la provenance des fonds qui servent à acquérir des biens immobiliers toujours plus chers, et intrinsèquement non rentables. (voir l’article)

Il avait mentionné comme exemple le cas du projet d’hôtel Bucefalus à Flamands, porté par Luis Oberto Anselmi.

La publication récente d’informations suite à l’affaire des Panama Papers confirme l’utilisation de fonds d’origine frauduleuse, comme le disent noir sur blanc les articles récents parus dans la presse vénézuelienne.

Encore une fois, c’est l’image de l’île qui pâtit, et très sérieusement, de ces pratiques.


Lien vers les articles, pour les lecteurs hispanophones :
http://www.abc.es/internacional/abci-fiestas-lujo-y-blanqueo-dinero-venezuela-hundida-miseria-201604110743_noticia.html
http://pancaliente.info/a-traves-de-empresas-offshore-luis-oberto-anselmi-escondia-el-dinero-sacado-de-pdvsa/
http://elvenezolanonews.com/dicen-los-panama-papers-luis-oberto-anselmi/

Connexion de l’étang et de la baie de Saint-Jean : une décision lourde de conséquences

Lors du conseil territorial du 13 mai 2016, les élus ont voté le principe d’une convention entre la Collectivité et l’Eden Rock pour la réalisation par ce dernier d’une communication souterraine permanente entre l’étang et la mer.

Le débat a été long, technique, argumenté, prouvant par là même que ce n’est pas une décision simple, sans conséquence. D’ailleurs, sur 17 élus présents ou représentés, 4 ont voté contre, 10 ont voté pour (dont certains « sous condition ») et 3 se sont abstenus. voir la délibération

Voici les grandes lignes de l’intervention de Benoît Chauvin lors du conseil territorial du 13 mai 2016, concernant l’étang de Saint-Jean.

« J’ai écouté la présentation du Président, les questionnements de mes collègues, j’ai lu le rapport du cabinet Pareto, avec la plus grande attention, et à la lecture de ce rapport, je suis très inquiet.

La question de ce soir dépasse la simple signature d’une convention de travaux. C’est une décision difficile, car elle est à la fois complexe et lourde de conséquences que l’on a du mal à mesurer.

Le sujet est complexe : il revient à passer d’un système (zone humide intérieure, cordon dunaire, baie) à un autre (lagune marine), avec un impact sur le rôle tampon de l’étang, son rôle de filtre, et sur la végétation et la faune qui y résidera, notamment les iguanes.

Les conséquences concernent l’étang, mais surtout pour la baie :
- risque de dépôts sédimentaires, avec envasement progressif
- apport massif de Phosphore et Nitrates, solubles dans l’eau, conduisant à un développement des algues et à un impact négatif direct et indirect sur les coraux et sur les herbiers
- apport d’E.Coli, de Coliformes fécaux et de bactéries, avec des impacts potentiels lourds sur la santé, et la fermeture probable et fréquente de la plage à la baignade.

Comme le dit le rapport Pareto, « la connexion n’aura pour effet que de déplacer une pollution (confinée) vers un milieu ouvert et soumis aux activités humaines (p75) ». Avec toutes les conséquences que ça engendre.

Le rapport Pareto est clair, limpide. Il met des alertes partout sur le projet de connexion par canalisation, et sur ses conséquences, dont je viens de parler brièvement.

Pour résumer : nous prenons donc le risque de remettre en question la qualité de la baie de St-Jean, tout ça pour « nettoyer l’étang » d’une pollution que l’on a créée, que l’on ne cherche pas à maîtriser, et dont l’Eden Rock est d’ailleurs, non pas le seul, mais le principal responsable !

On marche sur la tête en prenant cette décision et il serait bon de ne pas inverser les priorités.

Je vous propose deux choses :

1 / repartir sur de bonnes bases :

Prévoir un aménagement de l’étang sur le principe du fonctionnement actuel, amélioré par un curage raisonnable (50-80cms) et la plantation de palétuviers blancs, gris et noirs.
Traiter les intrants en amont, et vérifier sur une période de 3-4 ans que les eaux rejetées dans le milieu (étang, infiltrations) sont de bonne qualité.
Ces deux opérations devraient suffire à rendre l’eau de l’étang de meilleure qualité et à nous permettre de choisir ensuite si on décide ou non d’ouvrir l’étang à la mer, et comment : par la plage comme aujourd’hui ou avec une seule canalisation (il ne faudrait pas plus pour ne pas importer trop d’eau de mer dans l’étang).
Cette suggestion n’est pas une invention, ce n’est ni plus ni moins que la solution alternative préconisée par Pareto.

2 / ce soir : ne pas signer la présente convention,
Car une fois les travaux réalisés les conséquences sur la baie n’engageront que la Collectivité.
Avez-vous vu dans le rapport une quelconque responsabilité d’Eden Rock Real Estate en cas de pollution ? Non.
Avez-vous vu une garantie de Pareto comme quoi cette solution était la bonne ? Non. Ils précisent d’entrée de jeu que c’est l’option qui semble avoir la faveur du maître d’ouvrage, et que fait le cabinet Pareto ? il propose aussi une solution alternative. Cette solution mérite d’être étudiée.
De plus, tout au long du rapport, Pareto ne cesse de multiplier les mises en garde et d’ouvrir le parapluie. Je les comprends. Ils n’ont eu que trois mois pour faire leur étude, les principales informations viennent d’Ocean Earth Technologies, ils ne peuvent donc pas s’engager sur les conclusions de leur étude et la considérer comme étude d’impact. D’ailleurs, ils disent clairement que leur étude n’a pas valeur d’étude d’impact.
Par conséquent, quand il y a présomption de risques réels, mal connus, notre responsabilité de décideurs publics n’est pas de foncer tête baissée. Elle est d’appliquer le principe de précaution. Le principe de précaution n’est pas un principe d’inaction, c’est un principe de responsabilité !
Ce n’est pas ne rien faire, mais au contraire améliorer les connaissances pour mesurer les conséquences, et prendre une décision éclairée.
Or nous faisons exactement le contraire : on ne sait rien, et on met en place une solution qui probablement n’est pas la bonne !

C’est pourquoi je vous propose de reporter ce point et à le remettre à l’ordre du jour une fois le curage réalisé, les études complémentaires réalisées (courantologie et étude du panache) et le problème des intrants résolu sur une longue période.

Si ce n’est pas possible de le reporter, je vous appelle à voter contre ce projet.

Je vous invite à faire preuve de bon sens, à écouter votre intime conviction : pouvez-vous garantir qu’un émissaire se jetant au pied de l’Eden Rock n’aura aucune répercussion sur la baie et sur les eaux de baignade ? Etes vous prêt à vous engager, une fois les travaux terminés, à vous baigner sur la plage du Pélican et de l’Eden Rock, avec vos enfants ? Moi franchement, je ne le fais déjà pas, encore moins demain !

Saint-Barthélemy : le Paradis du BTP

La nécessité de préserver un cadre de vie agréable, naturel, authentique ; l’urgence à mettre fin à la spéculation immobilière ; la réorientation vers un tourisme respectueux de son environnement ; …
tous ces enjeux, nous les défendons régulièrement, par nos prises de paroles et par nos votes.
Ce sont ces mêmes constats et interrogations que TF1 a mis en exergue dimanche dernier dans son Journal Télévisé :

Nous vous invitons à relire nos précédents papiers sur ce sujet :

- 23 avril 2016 : contribution dans le cadre de la consultation publique
- 16 mars 2016 : débat d’orientations en matière d’urbanisme
- dossier concernant Autour du Rocher
- novembre 2015 : entretien sur l’urbanisme dans le St-Barth Magazine
- avril 2015 : Hôtel de Lurin : le début du tourisme de masse ?
- juin 2014 : Saint-Barth n’est pas un Monopoly !
- octobre 2013 : l’annulation de la carte d’urbanisme est l’occasion de revoir les règles
- juillet 2013 : mettre en place une préservation du patrimoine architectural
- janvier 2013 : notre voeu pour 2013 ; appuyons sur pause

Préservons la zone verte « Autour du Rocher »

Un collectif de citoyen organise une pétition pour demander de conserver en zone naturelle le terrain dit « Autour du Rocher », à Lorient.
Ayant engagé un recours contre un projet d’hôtel de 30 chambres à cet endroit, nous soutenons cette démarche et vous invitons à signer cette pétition.Cette dernière sera intégrée dans le registre mis à disposition du public dans le cadre de la consultation sur la révision de la carte d’urbanisme, qui se termine le 19 mai.
Plus nous serons nombreux, plus les élus seront sensibilisés à notre demande, et amenés à revenir sur le principal déclassement de la nouvelle carte d’urbanisme.

Benoit Chauvin et Bettina Cointre

Vous pouvez signer la pétition dans l’un des points de vente qui le proposent, ou bien la télécharger et l’imprimer Petition-Autour-du-Rocher.

Liste des points de signature et de collecte :
- Monoshop
- Supermarché Jojo
- Station-service de Lorient
- CCPF
- Papeterie Générale
- La Case aux Livres