Préservons la zone verte « Autour du Rocher »

Un collectif de citoyen organise une pétition pour demander de conserver en zone naturelle le terrain dit « Autour du Rocher », à Lorient.
Ayant engagé un recours contre un projet d’hôtel de 30 chambres à cet endroit, nous soutenons cette démarche et vous invitons à signer cette pétition.Cette dernière sera intégrée dans le registre mis à disposition du public dans le cadre de la consultation sur la révision de la carte d’urbanisme, qui se termine le 19 mai.
Plus nous serons nombreux, plus les élus seront sensibilisés à notre demande, et amenés à revenir sur le principal déclassement de la nouvelle carte d’urbanisme.

Benoit Chauvin et Bettina Cointre

Vous pouvez signer la pétition dans l’un des points de vente qui le proposent, ou bien la télécharger et l’imprimer Petition-Autour-du-Rocher.

Liste des points de signature et de collecte :
- Monoshop
- Supermarché Jojo
- Station-service de Lorient
- CCPF
- Papeterie Générale
- La Case aux Livres

Carte d’urbanisme de Saint-Barthélemy : contribution des élus Tous pour Saint-Barth

C’est avec plaisir que nous vous proposons de découvrir notre contribution, en tant qu’élus « Tous pour Saint-Barth », à la consultation publique sur le projet de carte d’urbanisme.

Nos principales propositions consistent à :
- définir un périmètre historique à Gustavia, avec des règles pour le préserver et le mettre davantage en valeur.
- définir des densités constructibles plus raisonnables, pour éviter une densification trop importante :
. moduler les bonus en zone urbaine
. ne pas instaurer de bonus en zone résidentielle
. conserver une shob de 30% en zone résidentielle pour les petites parcelles
. fixer des taux moins élevés à Gustavia, ainsi que dans les zones d’activités et les zones commerciales.
- réglementer le nombre de niveaux de construction, pour privilégier les constructions de plain-pied.
- réglementer les hauteurs de construction
- fixer des règles d’écoconstruction, de production d’énergie renouvelable et mettre en place une réglementation thermique
- modifier le zonage, notamment pour limiter la zone urbaine au coeur des quartiers et en exclure les zones littorales.
- maintenir la parcelle AP137 (Autour du Rocher) en zone verte.

Nous espérons que ces dispositions d’intérêt général seront intégrées dans le projet final soumis aux élus. Nous vous invitons à en prendre connaissance, à en débattre – autour de vous ou avec nous – et à donner vous aussi votre point de vue dans le cadre de la consultation publique en cours.
Consulter notre contribution sur Issuu

Consulter les documents officiels de la consultation sur le site de la Collectivité

Débat d’orientations en matière d’urbanisme

Le conseil territorial s’est réuni le 4 mars 2016 pour débattre des orientations de projet de carte d’urbanisme.
L’occasion pour tous les élus de livrer (ou non) leur analyse de la situation, des enjeux, et des pistes d’orientation pour l’avenir.
Voici la position que nous avons défendue :

L’urbanisme est l’un des sujets clef de l’avenir de l’île. Il conditionne le fonctionnement économique de l’île, la préservation de son environnement, mais surtout la qualité de vie des habitants, qui aspirent à vivre dans un cadre agréable.
Le document qui sert de support au débat de ce soir est très intéressant.
Il dresse un état de la situation et des enjeux qui vont dans le sens de ce que l’on a toujours décrit :
- saturation de la construction et des réseaux
- importance de préserver des espaces naturels et paysagers.
- nécessité de mettre un coup d’arrêt à la spéculation immobilière
Nous espérons que le débat débouchera d’ici juin sur une carte qui traduise réellement ces intentions. Nous ne voulons pas qu’il reste une déclaration de bonne intention supplémentaire.

Nous avons maintes fois revendiqué de mettre un frein à la démesure, à la construction, et surtout à la spéculation, au Monopoly permanent auquel beaucoup de gens se livrent sur l’île (voir articles : ici ou ici ou ici ou encore ici). En vain, jusqu’à présent.
Il faut dire qu’il est difficile d’être entendu quand la majorité facilite la construction, voire la spéculation :
- permis de logements collectifs (Corossol, Lorient, et d’autres)
- accord de principe pour un hôtel de 94 chambres à Lurin.
- délivrance d’un permis pour un hôtel de 46 chambres à Flamands.
- délivrance d’un CU pour Autour du Rocher, en pleine zone verte sur près de 5000m2. Acceptation d’aménagements en pleine zone verte à la plage de Toiny.
- renoncement aux procédures judiciaires dans le cas Boumeriche
- vente de propres terrains de la Collectivité à un promoteur.
Toutes décisions que nous n’aurions pas prises, contre lesquelles nous avons voté, voire même avons engagé des recours.

Si nous voulons que la population accepte des règles qui préservent nos espaces naturels, l’authenticité de l’île et son avenir (car on ne peut pas autoriser de tout construire immédiatement, sans laisser à nos enfants le choix de ce qu’ils voudront faire de Saint-Barthélemy), il faudra fixer des règles d’urbanisme plus raisonnables, voire prendre des mesures fiscales, comme relever le taux de taxation des plus-values, le tout pour arrêter la spéculation purement financière.
Lorsque les prix du foncier augmentent de telle sorte que des projets d’hôtels ne sont même pas intrinsèquement rentables, c’est qu’il y a un souci.
Il faudra aussi que les élus sollicitent systématiquement le concours de l’Etat pour connaître l’origine des fonds des acquéreurs. Lorsque des investissements immobiliers sont réalisés par des russes, des ukrainiens, ou des vénezuéliens,… il est de notre devoir d’être vigilants sur l’origine des fonds. Sur ce point d’ailleurs, je souhaiterais qu’on demande au gouvernement de vérifier l’origine des fonds de M.Luis Oberto Anselmi, pour qu’on soit rassurés sur les bruits qui courent sur leur provenance. Saint-Barth ne peut pas accepter d’être une terre d’accueil pour des investisseurs qui se seraient enrichis au détriment de la population de leur pays, pour certaine sous-alimentée et en manque de soins. Nous ne pouvons pas cautionner de telles pratiques et devons rester vigilants.

Pour en revenir aux règles d’urbanisme, je voudrais apporter quelques précisions sur la manière dont nous travaillons depuis ces quatre dernières années.
Que ce soit Bettina au sein de la commission urbanisme ou moi au sein du CE, nous sommes depuis longtemps dans cette optique de retour les pieds sur terre. Dans l’optique d’autoriser les projets réalistes, intégrés dans leur environnement, de taille raisonnable, et esthétiques.
Nous ne sommes pas dans le « y’a qu’à, faut qu’on » que vous mentionnez. Nous appliquons depuis quatre ans, et surtout depuis que la carte a été annulée, deux règles. La première est celle des 20/30 (maxi 20% shon, 30% shob), qui était tout simplement la règle en vigueur avant l’adoption de l’ancienne carte. La seconde règle consiste à refuser, en zone résidentielle, tout projet de plus de 250m2 shon d’un seul tenant. Ces deux règles permettent globalement de faire le tri entre les projets raisonnables et les projets démesurés.

En suivant ces règles, j’ai souvent été qualifié de « Mister No », ce qui non seulement est désobligeant, mais laisse entendre que je vote sans réfléchir. Tout ça pour que, quelques mois après, une fois les murs sortis de terre, les élus qui ont accordé les permis ouvrent les yeux, regrettent que les permis soient vendus à peine l’encre de l’imprimante sèche, ou trouvent qu’ils sont démesurés, renvoyant le plus souvent la commission urbanisme à son manque de vigilance.

En tant qu’élus, minoritaires mais engagés, nous avions aussi proposé de diminuer les droits à construire lors d’une commission élargie, lors de laquelle nous n’avons pas été suivis. Il semblerait que notre proposition ait fini par porter ses fruits puisque dorénavant vous appliquez une règle qui se rapproche de celle que nous avions proposée. Reste maintenant à l’affiner et à la formaliser dans la nouvelle carte. Nous ne sommes donc pas pessimistes sur les perspectives d’être de nouveau écoutés ;-) .

Sans rentrer ce soir dans les détails, nous allons continuer à faire des propositions pour que la prochaine carte et son règlement permettent de construire des logements pour les résidents, mais sans excès, ni finalité spéculative.
Nous allons notamment veiller à :
- la délimitation des zones constructibles
- la définition de droits à construire raisonnables
- la définition d’une taille de bâtiment maximale (shon et shob) et la nécessité au-delà de réaliser plusieurs modules
- la définition de droits raisonnables dans les zones commerciales, pour garantir des zones commerciales agréables à vivre et non pas standardisées, comme on le voit en Métropole ou dans les DOM.
- l’encadrement de la construction de nouveaux hôtels, en ne leur donnant pas de droits exorbitants du droit commun, et en obligeant la consultation d’une commission spécifique, comme la CTAC pour les commerces.
- la définition d’un périmètre de protection architecturale au sein de Gustavia, pour préserver son côté historique et n’autoriser que des constructions ou rénovations en accord avec le patrimoine existant.
- la définition d’une réglementation thermique locale, qui intègre des normes de consommation énergétique et interdise l’usage de groupes électrogènes, y compris de secours car aujourd’hui des alternatives existent.

Comme vous pouvez le constater, nous sommes dans une démarche positive, mais vigilante, et espérons que nous saurons mettre un frein aux excès des années passées, avant qu’il ne soit trop tard.

Débat d’orientations budgétaires 2016

Le conseil territorial s’est réuni le 4 mars 2016 pour débattre des orientations budgétaires. Comme chaque année, l’équipe Tous pour Saint-Barth a ainsi saisi l’occasion d’exprimer son opinion et ses préoccupations sur des sujets qui lui tiennent à coeur. Bettina Cointre a abordé la question de la prise en charge de la petite enfance, puis Benoît Chauvin a évoqué certains chantiers (route de Toiny-Grand-Fond, étang de St-Jean, parking rue de la Paix) et la mise en place d’un transport en commun.

Voici les retranscriptions de nos prises de parole, que vous pouvez écouter sur le site de TropikFM

Bettina Cointre

(34’36 »)
Vous avez évoqué le bâtiment administratif de Lorient, j’aimerais savoir ce qui était prévu. Deux possibilités avaient été évoquées. Celle d’accueillir une délocalisation de certains services de la Collectivité, avec un bâtiment plus conséquent, ou alors un bâtiment plus réduit, qui serait juste une antenne de proximité qui accueillerait des permanences pour répondre aux besoins et aux démarches administratives des gens du vent. Est-ce qu’une option a été choisie, et si oui laquelle ?

(1h 14′ 20 »)
Je voudrais parler d’un sujet auquel je suis sensible, d’autant que je suis concernée, c’est la prise en charge de la petite enfance. On est confronté à un vrai problème. Je vais vous donner juste quelques chiffres qui parlent d’eux-mêmes.

Il y a un peu plus de 300 enfants de moins de 3 ans. Pour l’instant, il y a 34 assistantes maternelles qui accueillent au maximum 4 enfants, ce qui n’est pas le cas pour toutes les assistantes maternelles. Il y a actuellement 128 places disponibles. Il y a 4 assistantes maternelles qui vont arrêter prochainement leur activité, ce qui fera 16 places de moins. Donc actuellement on peut répondre à un tiers des besoins.
Il y a des parents qui prennent un congé parental ou qui font appel à leurs parents ou leur famille, mais ce n’est pas possible pour les 200 personnes qui restent sans nounou. Il n’y a pas vraiment de solution qui s’offre à elle pour l’instant. A part prendre quelqu’un sans formation, sans agrément. Ca incite également les assis tantes maternelles à prendre plus d’enfants qu’elles n’en ont le droit.
On voit bien que la création d’une halte-garderie ou d’une crèche ne viendrait en aucun cas mettre en péril le métier d’assistante maternelle mais répondrait à un vrai besoin.

Visiblement une telle création n’est pas prévue mais j’aimerais savoir s’il était possible de mettre en place un budget de formation pour les personnes qui souhaiteraient devenir assistantes maternelles, puisqu’avant il était possible de ce former à St-Martin mais maintenant cette formation n’y est plus délivrée. Et il n’y a pas non plus de convention faite avec la Guadeloupe. Je pense qu’il y a actuellement plusieurs personnes qui souhaiteraient devenir assistantes maternelles mais qui ne peuvent pas faire la demande d’agrément puisqu’elles ne peuvent pas suivre de formation.

Est-ce qu’il serait possible de prévoir un budget pour une formation qui serait faire ici, et éventuellement une campagne de sensibilisation pour mettre en avant ce métier et éventuellement susciter des vocations ?

Benoît Chauvin

(43’20 ») Pour cette fois, je ne m’attarderai pas sur les grandes lignes du budget 2015 ni sur les disponibilités pour 2016. On aura l’occasion de revenir plus précisément sur ces points lors du vote du budget et du compte administratif.
De toute façon, vous le dîtes clairement, on peut envisager la préparation du budget 2016 sereinement. Et vu les montants disponibles, nous avons les moyens de mener les projets programmés, sans avoir besoin pour cela de se départir de terrains de la Collectivité, comme nous l’avons fait avec la vente à M. Gallagher, avec l’alibi de construire des parkings rue de la Paix.

J’aimerais toutefois qu’on n’oublie pas d’intégrer dans le prochain budget le surcoût de fonctionnement du service de propreté lié à sa privatisation, qui sera de l’ordre d’1 M€ pour les six derniers mois de l’année, 2 M€ en année pleine.

Je me suis donc attardé sur les grands projets d’investissement, quand bien même pour certains je m’interroge sur l’utilité d’en débattre puisque les appels d’offre ont été publiés hier !

- la réfection de la route entre Toiny et Grand Fond.


L’étude réalisée par les services techniques et le cabinet Xavier David et qui a fait l’objet d’une réunion publique est intéressante. Elle préserve les murets de pierres sèches existants, comme Bettina et moi, et bien d’autres, l’avaient souhaité. C’est une sage décision et je suis content que cette option ait été retenue.
Pour autant, cette portion de route n’est pas une voie de transit, mais une « route touristique », et doit le rester (je ne comprends pas d’ailleurs que des élus membres de la commission tourisme ne soient pas plus affirmatifs sur ce point, ni que le CTTSB ou le CESC ne se soient pas prononcés sur ce sujet). Et je souhaite que le projet tel qu’il nous été présenté soit amendé pour conserver son cachet authentique, son caractère naturel, sa spécificité.
Cela signifie deux choses, que j’ai mentionnées lors de la réunion publique :
- qu’on conserve  une largeur de voirie similaire à la largeur actuelle, meilleur rempart aux excès de vitesse (je parle bien de voie de circulation et non pas largeur de chaussée, qui intègre les bas côtés).
- qu’on ne crée pas d’aménagements bétonnés. Les bas-côtés, les stationnements, conservons-les en matériaux naturels. Qu’on revoie les écoulements d’eaux pluviales, qu’on replante par endroits, nous sommes d’accord, mais arrêtons d’artificialiser ce qui n’a pas de raison de l’être.

J’espère que le projet restera raisonnable, et puisque nous sommes dans le débat budgétaire, je suppose que cela devrait se traduire par un montant de travaux moindre que celui envisagé initialement.
J’ai vu que l’appel d’offres a été publié hier ; malheureusement, je n’ai pas encore eu le temps de le regarder et de voir si le projet a été modifié ou non par rapport à ce qui a été présenté en réunion publique. J’espère que oui.

- Le projet d’amélioration de l’étang de Saint-Jean.

On ne dispose pas encore des résultats des études du cabinet missionné pour cela, et nous ne savons pas encore pour l’instant si l’étang conservera son schéma de fonctionnement actuel, ou s’il sera connecté en permanence à la mer par un système de canalisation souterraine, avec rejet au milieu de la baie de St-Jean.

Notre choix est de conserver comme base le fonctionnement actuel, avec curage et plantation de mangrove, et d’améliorer la qualité des eaux entrant et étant dans l’étang. Après, concernant la question des canalisations pour faire de l’étang un bras de mer, je n’y suis pas favorable. A minima j’aimerais qu’on essaie sur quelques années de redonner à cet écosystème un fonctionnement tel qu’il a toujours été, et ne pas jouer aux apprentis sorciers.
Mais dans les deux cas, un curage de l’étang sur une profondeur de 30-40 cms est nécessaire, ainsi que la reconstitution de berges et la plantation de mangrove. Or je ne vois pas cela figurer dans la liste des travaux envisagés. J’aimerais donc qu’on prévoie une ligne budgétaire pour réaliser ce curage/replantation ?

- le projet de parking rue de la Paix.

Il est envisagé la création d’un parking de 3 niveaux rue de la Paix, en tout cas de lancer les études de maîtrise d’ouvrage ; c’est même plus qu’envisagé car l’appel d’offres est déjà paru hier dans le Journal de Saint-Barth !

Or avant cela, j’aimerais qu’on réfléchisse au bien-fondé ou non de créer un tel investissement.

Pour le moment c’est un projet auquel vous avez, en tant que président, réfléchi et discuté avec le riverain potentiellement concerné, un projet qui a été évoqué dans les grandes lignes lors de diverses réunions, mais qui n’a jamais été soumis à débat. Or cela mérite un débat, voire même un débat ouvert à la CEM, au CESCE, à la population, avant de dépenser de l’argent en pure perte, et qui plus est pour défigurer définitivement tout un pan de morne.

On connait tous les difficultés de stationnement et de circulation à Gustavia, mais est-ce que créer un tel parking souterrain résoudra le problème ?
- le parking de la République permet déjà de garantir un stationnement pour ceux qui veulent aller faire une course en ville, ou passer la journée à St-Martin. Et on voit que c’est une réussite, le parking assurant une rotation importante des véhicules. J’ai eu retour de plusieurs personnes qui viennent plus souvent à Gustavia  depuis la mise en place de ce parking.
- les personnes qui travaillent à Gustavia seront-elles prêtes à payer un abonnement pour stationner dans ce parking ? Rien n’est moins sûr. Aujourd’hui, ceux qui sont prêts à le faire peuvent déjà le faire auprès d’opérateurs privés, comme Oscar Park. Mais le tarif est de 180€ /semaine, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.
Ceux qui sont disposés à payer pour stationner à la journée rue de la République en auront pour environ 15 à 20 € par jour. Soit le prix d’une contravention. Cela reste encore un budget conséquent, qu’il soit payé par le salarié ou par l’employeur. On le constate aujourd’hui, pas un salarié ou employeur n’est disposé à payer cette somme pour se stationner sereinement.
Donc, si on souhaite que ceux qui travaillent ou vivent à Gustavia et n’ont pas de parking privé utilisent le futur parking payant souterrain, il faudra fixer un tarif mensuel maximum de l’ordre de 15€ x 20 -25 jours = 300 euros par mois, et encore sans tenir compte des mois de congé, qui n’assureront pas de recettes pour la Collectivité.

Je pense qu’une étude de marché préalable, ou au moins une enquête, serait nécessaire pour savoir combien d’usagers seraient prêts à utiliser un tel parking, et à quel prix. Et voir en fonction de cela si l’investissement est rentable ou non. Et mon avis est qu’il ne sera pas rentable.

J’aimerais, avant d’entamer le premier coup de pelleteuse, qu’on regarde en détail le fonctionnement du parking de la République et plus généralement voir comment la situation s’améliore, pour ne pas engager la Collectivité dans un projet inutile.

- les transports en commun

Je ne saurais terminer mon intervention sans aborder, comme chaque année, un sujet qui me tient à cœur, et d’ailleurs en lien avec le point précédent : celui des transports en commun.
Sans commencer d’emblée par un transport sur toute l’île, qui aurait pourtant tout son sens, je souhaite que la Collectivité investisse dans la mise en place d’un système de navettes, en commençant par une liaison permanente entre Gustavia st-Jean avec possibilité d’extension ultérieure.
A cela plusieurs avantages, qu’il est toujours bon de rappeler :
- la mise en place peut être rapide, sans attendre des années de construction, avec un investissement modéré
- la mise en oeuvre peut être souple, en fonction de la demande
- cela permet de déposer les personnes à plusieurs endroits de Gustavia, et donc concerner potentiellement davantage de monde qu’un simple parking (par exemple ceux qui travaillent à la Pointe)
- ça améliore la fluidité de la circulation. Car si vous avez 10 salariés dans un bus, ça prend moins de place que 10 véhicules qui circulent et cherchent à se stationner.
- surtout, on financerait des dépenses en salaires de conducteurs plutôt qu’à acheter du béton…
- enfin, à plus long terme, avec un transport en commun étendu, on peut inciter les familles à avoir un véhicule en moins, ce qui est un gain de pouvoir d’achat non négligeable, et une source de stabilité économique, et aussi moins de problèmes de stationnement anarchique dans les quartiers.

On connait tous votre point de vue sur cette question, et le fait que vous consentiez à investir dans un parking souterrain montre que nous n’avons sur ce point pas la même vision des choses. Mais aujourd’hui la population est prête à utiliser une navette et à contribuer en partie à son financement.

La commission environnement avait proposé il y a de cela 3 ans un circuit et une estimation de coût. Ce n’était pas déraisonnable, de l’ordre de 300 000 €. La part de la Collectivité serait bien moindre que ce que rapporterait le parking de la République chaque année. On a -virtuellement- affecté la vente des terrains de Gallagher à la construction du parking souterrain, on peut bien affecter les recettes d’un parking public à l’instauration d’un système de navettes !
Enfin, ce mois-ci, St-Martin met en place une zone bleue à Marigot. Alors que sa situation financière n’a rien à voir avec la nôtre, la COM de St-Martin a compris que pour que cette zone bleue fonctionne elle doit être couplée avec un transport pour les commerçants, et a affecté deux bus pour assurer ce service. Pour une fois, nous pourrions prendre exemple sur nos voisins…